Comment dire non à ses enfants : top 3 des astuces !

Par / 2 Commentaires / 18 février 2015

savoir dire non à ses enfantsOn a observé une grande différence d’autorité parentale depuis des générations. Comparez votre éducation avec celle de vos parents et vous constaterez directement la différence. On le sait, les parents aujourd’hui sont plus laxistes et il ne faut pas leur en vouloir, c’est la société qui a conditionné ce changement. Mais lorsqu’on a des enfants, il faut leur transmettre des valeurs, montrer que c’est vous les parents, les chefs dans l’histoire. Sans en faire trop, il faut savoir serrer la vis de temps en temps et ne pas tout accepter pour ne surtout pas devenir des parents dépassés.

Dans cette société où l’enfant roi est de plus en plus ominiprésent, le simple fait de dire non à ses enfants est de plus en plus délicat. S’imposer face aux crises de colères et de larmes n’est pas chose facile. Mais ne vous laissez pas abattre. Découvrez tout au long de cet article de notre coach parental les solutions pour savoir dire non à ses enfants tout en évitant les éventuelles complications.

Evitez le risque de l’enfant roi

Tout d’abord, il convient de se demander qu’est-ce qu’un enfant roi ?

Appelé aussi, plus négativement, « enfant-tyran », c’est lorsque les parents cèdent trop souvent aux caprices de leurs progénitures et que cette dernière ou ce dernier se croit tout permis. C’est un problème d’autorité parentale notable qui est difficile à gérer au quotidien et qui peut bouleverser votre vie. À l’image des enfants que l’on peut voir dans une célèbre émission de télévision, ils piquent des colères impressionnantes justes parce qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent tout de suite.

On reconnaît l’enfant-roi grâce à plusieurs critères. Tout d’abord, à la moindre contrariété, il s’énerve, pleure et se roule dans tous les sens. Il sait l’effet que cela a sur vous, puisqu’il a compris que ses actions vous feront céder et il aura ce qu’il veut. L’exemple le plus frappant est la situation dans les supermarchés. Il a trouvé son bonheur au rayon jouet, une belle voiture téléguidée. Si vous dîtes non, il va hurler comme jamais afin que vous passiez pour un parent indigne et vous serez obligé(e), pour le calmer, de la lui acheter. De plus, il ne prend pas part à la vie de la maison, il demande à se faire servir et exige une nourriture particulière. Oubliez alors l’idée de lui servir des légumes qui ne lui donne pas du tout envie…

L’enfant-roi est égocentrique et narcissique. Il pense que son bien-être passe avant celui des autres. La plupart du temps, il arbore une attitude effrontée. Vous regarder de haut ne pose aucun problème pour lui. En plus, si vous acceptez ce qu’il veut, il peut aisément en demander encore plus. Il n’a pas le sens des limites. Pensez à l’argent de poche. Si vous en donner trop peu, il demandera un supplément, puis plus en plus et plus encore. Attention, tous ces risques constituent un danger pour l’équilibre familial !

C’est pour cela qu’il est très important, dès le plus jeune âge, de savoir dire non à ses enfants afin de ne pas vous laissez bouffer par son tempérament ingrat.

Non c’est non !

Ce problème de société ne vient pas que des parents. Donc inutile de culpabilisez, ce sont les solutions que vous devez rechercher. En effet, certains enfants naissent plus difficiles que d’autres car chaque individu possède un caractère qui lui est propre. Mais vous êtes le maître de son éducation, c’est à vous de réagir et vite. Tout d’abord, dans le couple, il faut unir son autorité. Il ne faut pas absolument que la décision de l’un diffère de l’autre. Si l’un dit non, l’autre doit forcément dire la même chose, sinon l’enfant sait qu’il peut se jouer de vous. Discutez en après lorsque le petit sera couché et accordez vos violons.

Aussi, lorsque vous dîtes « non à votre enfant », il faut tenir le « non ». Même si il débute une crise, restez-en là. Qu’il pleure ou qu’il hurle, c’est à vous d’imposer les limites, certainement pas à lui. Au départ cela sera difficile mais à force de persévérance vous verrez que votre bambin s’y fera. Vous ne devez donc surtout pas baisser les bras. Le plus dur est au départ !

Comment dire non à ses enfants ?

Sachez que dire non à ses enfants, c’est lui exposer des règles qu’il ne lui est pas possible de comprendre seul. Le non est le rôle de tout parent. On est d’accord, le non est un affrontement, une opposition à l’avis de ses enfants, c’est pour cela qu’il faut le dire calmement et le répéter de la même manière si ce n’est pas enregistré.

Si vous entrez directement dans une forte colère, l’enfant va se braquer et vous n’obtiendrez rien de lui. La meilleure solution sont les alternatives. Prenons encore l’exemple des courses. Si il veut à tout prix son jouet convoité, proposez-lui autre chose : « Qu’en dis-tu si tu attendais ton anniversaire ? », « La prochaine fois que tu as une bonne note, on l’achètera ensemble ». Sinon, plus drastiquement, avant de rentrer dans les commerces, annoncez-lui qu’aucun jouet ne sera acheté aujourd’hui.

En plus de dire non à votre enfant, il faut savoir imposer quelques règles de base avant toutes choses. Tout d’abord, il faut instaurer des programmes fixes dans la journée. L’heure du réveil, l’heure de partir à l’école, l’heure des devoirs en rentrant, l’heure du goûter, l’heure de la pause télévision, l’heure du repas, l’heure du coucher.

En mettant toutes ces consignes en place, il lui sera plus difficile de rejeter votre autorité. Les repas se font ensemble, la pause télévision doit être courte et les sorties entre amis pour les ados réglementées. En effet, lorsque les libertés que vous lui donnez sont encadrées, vous éviterez rapidement les problèmes. Si vous peinez encore à dire non, vous pouvez vous faire aider par des spécialistes. Ils sont là pour identifier vos besoins et trouver les meilleures solutions.

Votre coach parental,

Vladimir Cormont

L’équipe MagAmour.com vous accompagne depuis 2009 dans votre vie amoureuse.
2 Commentaires
  1. Super commentaire ! Je te remercie Sco pour ton expertise dans ce domaine.
    Il parait effectivement que lorsqu’on adopte la même attitude qu’un enfant, on peut très souvent s’attirer sa sympathie car il se sent compris.
    Mais évitons de temps en temps les crises 🙂

    Belle journée

  2. Bonjour,

    Je pense que les enfants sont là pour faire passer des tests aux parents. Je n’ai pas eu la chance de vivre ça, n’ayant pas d’enfants.

    Il y a quelqu’un que je connais qui avait fait une formation en psychologie et bien qu’il était une sorte de personnage farfelu dans la vie, presque déconnecté, il disait exactement la même chose que vous dites : le parent qui dit non ne doit pas changer d’avis par la suite, parce que l’enfant sait qu’il aura le dessus à l’avenir. C’est non. C’est non. Et il avait agi de cette façon avec son fils.

    Il disait aussi que l’enfant a besoin de sécurité et d’encadrement (là il faut s’entendre sur la définition de sécurité et d’encadrement, on ne parle pas de prison) et le fait de recevoir un «non» dans la mesure où ce n’est pas par rapport à un besoin essentiel de l’enfant, même si l’enfant n’est pas content, inconsciemment il sentira qu’il a un encadrement et il se sentira en sécurité. Ça rejoint ce que vous dites.

    Et que dire d’imiter l’enfant qui fait une crise à cause d’un non et qui se roule par terre? Pourquoi ne pas l’imiter en vous roulant aussi par terre pour voir sa réaction? Je parie que l’enfant resterait figé et ses crises seraient moins nombreuses. Par contre, à ne pas essayer dans le milieu d’un magasin de jouets, au risque de passer pour cinglé… De toute façon, ce n’est pas le genre d’enfant que j’amènerais dans un magasin de jouets. 🙂

    Amicalement,

    Sco!

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